Jean-Christophe BEAURY est avocat au Barreau de Paris depuis 1995. Titulaire d’une maîtrise en droit économique et fiscal" (Paris II) et d’un LL.M en "droit économique et
international" de l’Université de Londres, il est spécialisé dans les fusions acquisitions au sein de grands cabinets (actuellement Debevoise & Plimpton).
La réforme de notre formation initiale, opérée par la loi n° 2004-130 du 11 février 2004 et son décret d'application, a permis d'apporter certaines réponses utiles à la nécessité
d'appréhender de manière plus concrète les nombreuses attentes du métier d'avocat.
Cet effort d'adaptation de la formation initiale aux réalités et contraintes de notre quotidien professionnel doit être poursuivi.
Il en va de l'intérêt de nos jeunes confrères et de celui de notre profession dans son ensemble.
Une formation en phase avec les attentes de nos clients et soucieuse de son adaptation aux mutations socio-économiques est à la fois un gage d'intégration rapide lors de
l'entrée dans la profession et un vecteur de crédibilité dans nos rapports avec nos clients et le monde extérieur en général.
Les axes autour desquels l'effort engagé doit se poursuivre sont nombreux : développer les partenariats/passerelles pédagogiques avec d'autres écoles (commerce, magistrature,
gestion, notariat, etc.) et syndicats professionnels, renforcer l'aspect pratique des enseignements fondamentaux, promouvoir la qualité et la diversité des intervenants extérieurs, insister sur
l'importance des langues étrangères, adapter le contenu des enseignements fondamentaux aux différentes facettes du métier d'avocat et à son évolution, etc.
Les enjeux de la formation dépassent également le strict cadre des centres régionaux de formation professionnelle et poussent à s'interroger plus largement sur les nécessaires
réformes de la formation universitaire.
Compte tenu des prérogatives qui sont les siennes, le CNB joue et jouera à l'avenir un rôle déterminant en matière de formation et d'harmonisation des programmes. Sa qualité de
représentant de la profession d'avocat et d'interlocuteur privilégié des pouvoirs publics le placent également dans une situation idéale pour mener à bien les réformes nécessaires à la
modernisation et au rayonnement de notre profession